mardi 8 novembre 2016

Just trying hard not to cry...

L'oeil et la plume de David Sipress dans The New yorker

dimanche 16 octobre 2016


Ne pas se préoccuper des tendances mais juste porter un regard qui transcende le temps pour capturer ce souffle de modernité qui ne cesse de se réinventer.


A droite détail d'une peinture de Dirk Bouts vers 1410 au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles
poulaines noir corbeau et collant marsala sur un sol aux motifs géométriques dans des tons subtils d'automne

A gauche le 21 septembre 2016 chez Fred et Sarah dans la chambre d'amis au sol peint en dallage blue & white, les jambes sans fin d'Elodie dans des bottines Repetto vermillon et un collant bleu orage prête à attaquer une partie de golf stylée. Photo de Pauline Ringoot 

Merci à Pauline et Elodie pour cette séance photo joyeuse

dimanche 2 octobre 2016

la salle de bain de Yann et Sylvie

Tranquillement la maison de Yann, Sylvie et des lutins poursuit sa mutation. Après la cuisine c’est au tour de la salle de bain parentale. Carte blanche pour cette pièce vitale à la croisée des chemins qui mènent aux chambres des petits et grands. Pas de contrainte particulière sinon que Yann souhaitait une touche de contemporain et Sylvie une atmosphère douce s’intégrant naturellement à cette maison ancienne. C’est la salle de bain qui donne le « la » pour la journée comme pour la nuit et avec 3 enfants, elle porte une lourde responsabilité pour partir du bon pied. Afin de conjurer le sort nous avons décidé de lui donner une couleur de ciel dégagé sur la partie supérieure des murs comme du plafond. Et de faire vibrer toutes les nuances du marbre pour calmer notre ciel dégagé et lui donner une pointe de vulnérabilité. Les paniers de linge, les serviettes, les produits de beauté se cachent dans un meuble fait sur mesure dans l’esprit des meubles de métier. Le plan de travail en granit repose sur 2 pieds en bois tourné pour donner de la légèreté à l’ensemble. Les 2 miroirs Morning aux contours irréguliers s’amusent du reflet des arbres dans le jardin. Les radiateurs contemporains donnent la pointe de modernité avec les carreaux graphiques au sol en black and white de chez Bahya. Le grand miroir entouré de faïence étire la pièce et les patères Muuto  s’accrochent au mur comme des bijoux.  Il suffit d’ouvrir grand les fenêtres et de chanter à tue-tête sous la douche pour que cette salle de bain prenne toute sa dimension.







Romain et Flore sont très contents de la nouvelle salle de bain : ouf !

dimanche 25 septembre 2016

La chambre d'Eléonore. 
Un article sur la couleur dans le dernier Art et Décoration du mois d'octobre. Merci à Céline Hassen et à Olivier Hallot

Un grand MERCI à Elle Décoration, au photographe Stephan Julliard et au journaliste Ian Phillips







samedi 6 août 2016

Chez Isabelle et Jean-Marc

Imaginer un appartement est un exercice assez naturel et spontané. Suivre le chantier, lorsque le travail a été bien organisé en amont est certainement chronophage mais se fait sans difficulté, surtout lorsque les équipes vous connaissent et savent à l’avance vos exigences. Ce qui est parfois beaucoup plus compliqué dans nos métiers, est la gestion humaine : gérer l’angoisse des clients, leurs doutes, et tout particulièrement les revirements. Marcher comme un funambule sur la fragilité de leurs sentiments tout en préservant une vision est un exercice périlleux. Le pied à terre de 18 m2 a cristallisé beaucoup d’anxiété mais au final la mutation de l’appartement-cocon s’est faite avec un happy end.

D’un appartement banal, n’ayant pour seuls atouts que sa localisation dans un quartier sympa du 9ème arrondissement et un bel immeuble, nous avons fait un intérieur très personnel  qui s’habille de couleurs sombres -kaki et brun-  pour mieux se jouer des lumières. La cuisine, trop petite pour prétendre à sa propre pièce, ouvre sur le salon et a été conçue comme un tableau avec son cadre noir et la mise en scène de la vaisselle grâce au grand casier et aux cubes. Le coin bureau offre un rangement sous le plan de travail et quelques étagères pour les livres et objets. La banquette, se transforme une fois la nuit venue en lit de 180 cm de large. Et les oeuvres s’exposent sur une cimaise qui court le long du mur.

Le miroir ancien sur la console reflète les toits parisiens pour donner de la profondeur au salon.

L’entrée avec ses rangements et les patères permet de se délester de la vie extérieure pour retrouver une harmonie intérieure.

Un fil brun s’amuse à ganser les murs, les rideaux et les carreaux, pour donner un peu plus de relief aux couleurs. Et le sol du couloir se transforme en tapis imaginaire peint en trompe l’oeil dans les couleurs du mur. 

Jeux de lumières, intensité des couleurs et perspectives font penser aux peintures flamandes.

Une cabane délicate et poétique.







vendredi 3 juin 2016

La Maison de Neauphle-le-Château

"Le lieu de l'utopie même c'est la maison créée par la femme, cette tentative à laquelle elle ne résiste pas, à savoir d'intéresser les siens non pas au bonheur mais à sa recherche.
J'ai pensé très longtemps à acheter une maison.
J'y ai souvent pensé.
J'y ai pensé jusqu'à la douleur certaines nuits. 

Ce sont des choses à quoi les femmes pensent beaucoup, des années, et qui font le lit de leur pensée quand les enfants sont petits : comment leur éviter le mal."

Marguerite Duras, La Vie Matérielle 

dimanche 22 mai 2016

« Time stands still in this timeless place »



Une maison hors du temps. Quel beau compliment ! Une maison hors du temps, est une maison qui a fugué, n’est-ce pas ? Pour trouver son propre chemin intérieur et se réfugier dans une utopie. Elle se dévoile par son parfum, par le jeu de lumières dont elle est le théâtre, par sa petite mélodie, par son jeu subtil de couleurs, par les secrets qui se cachent dans chaque recoin, par les émotions qu’elle a su capturer et dont elle vibre. Rien à voir avec le beau, juste un équilibre fragile comme un battement de coeur. 

lundi 25 avril 2016

Clic clac Instagram : l'oeil du chantier


Immortaliser chaque étape décisive d'un chantier, laisser une trace pérenne de son évolution, abolir la distance et le temps pour suivre le chantier en direct de l’autre bout du monde, dévoiler les visages des artisans qui travaillent sur place, réceptionner les colis en virtuel, voir chaque détail souligné par la caméra : l’oeil d’Instagram est là pour couvrir l’évènement, faciliter la communication, donner à chacun sa place, devant ou derrière la caméra, et faire de cette aventure une expérience collective où l’humain joue un rôle prépondérant. Pas de bel intérieur sans joie de travailler ensemble et de se le dire en images comme en paroles !

clic, clic, clac … Ins-ta-gram


Depuis la Suisse, la Jordanie ou le Japon, Katharina, Jean-Cyril, Marisa, Eric et Nathalie peuvent se connecter à leurs comptes Instagram et par un clic finir de trier leurs affaires en mentionnant sous les photos des "je garde", "je jette" ou des "non finalement je garde", commenter, valider ou discuter les matières et matériaux, montrer l’image du dernier meuble coup de coeur aperçu dans une vitrine, « liker » la couleur sur les murs, ou encore se lancer dans un poème pour illustrer une photo qui les touche.



Le spectacle est instantané, quotidien et raconte cette tranche de vie entre l’avant et l’après. Pas la peine de faire un rapport précis le soir, tout y est : l’heure, l’erreur à corriger, les visages qui défilent, les choix à faire…

Et puis, quand le projet s’achève, les meilleures des quelques centaines de photos prises sont sélectionnées pour compiler un petit ouvrage papier. La mise en page montre les pièces qui prennent forme comme un petit film à l’accéléré et tisse les fils de l’aventure jusqu’à la dernière touche.  Mémoire de la métamorphose de l’intérieur qui se raconte jusqu’au mot « fin ».

clic, clic, clac … merci Instagram



Après avoir expérimenté l’outil qui reste strictement privé pour chaque chantier, la tentation était de créer un Instagram  accessible à tous qui permet de dérouler des « fragments » de mes intérieurs. Voilà chose faite !





samedi 16 avril 2016

palimpseste : quand l'intérieur se crée par destructions et reconstructions successives

Les chantiers chez Eric et Nathalie, chez Dominique et Rosa commencent.

Nous en sommes à ce moment charnière où l’intérieur fait le deuil de sa dernière vie avant de renaitre. 

En les déshabillant, les traces du passé se révèlent comme des collages de tranches de vies qui se succèdent. Emerveillement d’un instant éphémère qui offre à voir toute sa poésie dans sa vulnérabilité. 





C’est cette dimension cachée des intérieurs qui me fait tant aimer les collages, les traces superposées et les patchworks. Succession de lambeaux d'histoires qui s’imbriquent, s’assemblent, pour arborer fièrement les petits bouts d'émotions qui nous composent et prennent un sens en les assemblant.

Junya Watanabe pour Comme des Garçons

une oeuvre textile de Anne Michelson "TNO Zuidpolder"


dimanche 13 mars 2016

vidéo de l'appartement d'Anne-Marie

De la qualité immatérielle des petits espaces…

L’air du temps aime les mini lieux de vie et les met en exergue. Ils sont traités comme des stars et occupent sans complexe les pages des magazines au même titre que les palaces, les manoirs et les grands appartements luxueux. Se battre avec les m2 est pour le commun des mortels une réalité dans les grandes capitales où les prix flambent. Mais, au-delà de l’aspect financier, ils correspondent également à une nouvelle façon de vivre. L’âme vagabonde, l’amateur de petits espaces aime ne pas trop s’encombrer le quotidien avec des volumes XXL. Habitué des chambres d’hôtels et des locations Airbnb, il promène sa vie d’un lieu du globe à l’autre et souhaite un abri temporaire pour recevoir sa valise et ses rêves. Il aime son confort mais sa ligne d’horizon s’est déplacée.  A l’image des cabanes de notre enfance, « la miniature est un des gîtes de la grandeur », poste d’observation et de rêverie pour mieux partir à la conquête des grands espaces et des belles causes.

La cabane de 11 m2 d’Anne-Marie en est la parfaite illustration.


Bachelard in "la poétique de l'espace"

mercredi 2 mars 2016

Interview par Emmanuelle Javel pour Elle Décoration et échanges sur nos dernières lectures



Merci à Marie-Pierre Morel pour ses photos tip top,  à Emmanuelle Javel pour sa patience et sa plume, à Elle Décoration pour sa fidélité et à Anne-Marie pour sa confiance.










samedi 13 février 2016

Dans la caverne de Dieter, à la recherche de portes anciennes pour habiller mes futurs intérieurs. 

Chaque histoire commence forcément par une porte, celle qui va délimiter l’intérieur de l’extérieur, comme un passage initiatique entre deux mondes pour nous mener au coeur de l’intime.

«  la poétique de la porte subtilement déclinée procure un sentiment de liberté inattendu, un accord entre l’être et le lieu. Les portes  se succèdent telle une invitation au sein de l’espace insulaire de la maison et nous conduisent au coeur - au coeur des lieux et des êtres. Fermées ou ouvertes, elles ont la force et la puissance d'un monde intérieur.»





1. La Porte au Coeur de l'Intime de Georges Banu - édition Arléa