samedi 13 décembre 2014

Le studio d'Alain dans le Maison Française du mois de décembre 2014 pour terminer l'année en beauté. Un grand merci à Martine Duteil pour l'article et à Stephan Julliard pour les photos. 

Avec en bonus une visite en 3D du projet pour un numéro spécial 100 % connecté : http://www.dailymotion.com/video/x2aepfw_deco-3d-marianne-evennou-chez-alain_lifestyle








samedi 6 décembre 2014

la cabine-cabane de mannequin

Sur la place du Marché Sainte Catherine, chez Catherine et Eliott...


L’histoire commence par ce petit Message reçu le 9 décembre 2013

Bonjour,
Je croise les doigts pour l'acquisition d'un petit, voire microscopique, studio place Sainte Catherine au coeur du Marais. Si cela se fait, j'aimerais vous rencontrer afin de vous laisser les clefs de ce palace. Je rêve d'avoir un "chez Juliette" mais "chez Catherine".
Comment faut-il procéder ?
Je vous remercie par avance,
Sincèrement,
Catherine L.

Vivre dans 11,3 m2 loi carrez comme dans un palace. Rien de plus naturel pour Catherine qui évolue dans le monde de la haute couture. Le luxe et l’élégance sont son quotidien avec cette touche de simplicité, d’exubérance et de fantaisie qui lui donnent un charme absolu. Est-ce l’habitude de parcourir le monde et de vivre dans des chambres d’hôtels qui l’amena à craquer pour cette mini surface dans le coeur de Paris ? Une folie douce pour son entourage mais elle voulait être précisément « là » et nulle part ailleurs. Ne faut-il pas toujours cette petite dose d’inconscience, ce brin d’utopie et ce zeste d’obstination pour réaliser les rêves ? C’est en tous les cas, ce que j’ai tout de suite aimé chez la belle Catherine. Le cahier des charges était assez extravagant au regard de l’exiguïté du lieu mais elle me faisait une totale confiance. Alors, forcément je n’avais pas le choix. Il me fallait être à la hauteur du rêve. 

Catherine a été ma source d’inspiration, mon mannequin, pour cette cabine-cabane. J’ai fait le patron, taillé et ajusté la maison de poupée à ces aspirations, guidée par sa douceur, sa féminité et son raffinement. Du sur mesure dans tous les détails, jusqu’aux couleurs qui ont été spécialement créées pour elle. 

Lorsque l’on traite avec considération les lieux, sans préjugé et a priori, ils peuvent vous surprendre et vous révéler toute leur dimension cachée. Je crois bien que ce fut le cas pour ce petit palace qui abrite aujourd’hui Catherine et son chat Eliott.










dimanche 30 novembre 2014

La tête dans la maison

Comment passer de l’intérieur à l’intériorité ?
Comment imprimer sur un espace ses émotions, ses pensées ?
Quelle interaction entre l’espace délimité perceptible, ancré dans le concret et le monde invisible des émotions ?
Comment les deux peuvent-ils se nourrir, se construire ?
N’existe-t-il pas un même rapport entre les mots et les espaces ? Entre la littérature et les « intérieurs » ?
Les mots et l’espace cloisonné sont-ils des vecteurs pour une prospection intérieure ?


L’exposition « Inside » au Palais de Tokyo, est une réponse partielle poétique à ce questionnement.





"INSIDE propose au visiteur une traversée à l'intérieur de soi dont l'espace d'exposition serait la métaphore. D'une installation à l'autre, nous sommes toujours à l'intérieur d'oeuvres qui nous conduisent en nous, de la peau jusqu'à nos pensées les plus secrètes". Jusqu'au 11 janvier au Palais de Tokyo

photo 1 Ando Wekua, untitled
photos 2 et 3 Stéphane Thidet, untitled (Le Refuge)
photo 4 Henrique Oliveira, Baitogogo

jeudi 13 novembre 2014

AU FIL DE L'EAU
par
FRANCK EVENNOU

vernissage le mercredi 19 novembre à partir de 18 heures

 Avant-Scène
4, Place de L'Odéon 
75006 Paris




mardi 28 octobre 2014

La mode, la mode, la mode !


Vous êtes chez Eléonore, "personal shopper", styliste de personnalités de la télévision et du cinéma, à la tête d’une agence de communication forcément spécialiste du look et de la tendance.

On parle d’allure, mais attention, la tête est également sacrément bien faite. Eléonore sait ce qu'elle veut, comment l’obtenir et s’en donne les moyens. 

Lorsqu’elle a acheté ce loft dans un quartier "trendy" de Paris, ancienne menuiserie dans un état plutôt déprimant, Eléonore m’a demandée si je pouvais lui faire un projet pour rénover le lieu. Et lorsqu’Eléonore demande, il est difficile de refuser.

L’idée principale du projet a été d’organiser les différentes pièces autour du patio intérieur afin de compenser les ouvertures quasi inexistantes de ce très beau volume de 90 m2 : le salon avec sa cuisine ouverte, le dressing, la chambre d’Eléonore ainsi que celle de son fils Gabriel tournent autour de cette petite cour intérieure à la lumière zénithale. Créer des ouvertures intérieures avec les verrières, laisser entr'apercevoir des univers différents, pour échapper à une sensation d’enfermement : mes obsessions habituelles ont trouvé un beau terrain d’expression.

Une fois les plans dessinés, la 3D montée par Grégory, l’aménagement et l’atmosphère définis dans les grandes lignes, Eléonore s’est débrouillée toute seule pour passer ses commandes, faire son suivi de chantier, jusqu'à mettre la dernière touche à son loft.

Elle est très forte !














Merci à Grégory Timsit © pour ces photos !


dimanche 26 octobre 2014

Il était impensable de se passer du vieux canapé d'Olivier et Florence. A la fois meuble fétiche et meuble d’addiction il fallait préserver sa valeur symbolique et sentimentale, son confort indéniable et l’intégralité de son « identité » kitsch si décalée qui en fait tout le charme.

Mais lui donner une seconde jeunesse pour accompagner la nouvelle vie de l'appartement était tout aussi incontournable. Nous avons opté pour une allure moins rococo et plus « classique-destroy » second degré.

Sur la structure en bois a été appliquée une couche de peinture kaki de chez Ressource.

Son habillage est passé d’une couleur rose bonbon à une allure plus sobre et masculine avec les tissus de chez Dedar « Prince of Wales », « Soft Tweed » et « Grisaille ».  Les beaux lainages ont été taillés, assemblés en patchwork avec coutures apparentes qui s’effilochent : So Chic ! 

Merci à l’ Atelier du Tapissier qui a si bien su traduire nos intentions et métamorphoser la bête.