dimanche 31 août 2014

C'est définitivement la rentrée. Toutes les revues en parlent : le bureau ! Dans le mien un joyeux tohu bohu de dessins, de peintures, de sculptures de Franck, de mes enfants, de ma mère, de mon grand père, de mon beau-père, de mes ami(e)s et beaucoup de livres.  Autant les photos me sont souvent difficiles à vivre, autant j'adore mon pêle-mêle, véritable hymne à la vie, de dessins d'enfants, de collages, de poèmes illustrés, de textes... J'aime penser au geste qui a fait naître l'oeuvre, à ce moment d'inspiration, petit bout d'un monde intérieur capté sur toile ou papier. La sensation de recevoir l'offrande d'un instant d'éternité. Toute ma famille de sang et de coeur est exposée sur mon mur pour me nourrir, m'accompagner et me protéger. Autant de fenêtres intérieures qui me guident tous les jours.





Maison Française titre "BUREAU @ HOME pour un retour aux affaires en douceur" avec une photo du bureau de Sarah créé de toute pièce sur le palier, comme une tour de guet : un oeil sur l'ordinateur et l'autre tout à la fois sur les chambres d'enfants et le salon juste en dessous. Et une mappemonde pour s'évader quand la vie de famille devient un peu trop incontrôlable...


dimanche 24 août 2014

Clic Clac, souvenirs d'un mois d'août avec Gérald sous le ciel du Cotentin.








"Chaud et froid, sec et mouillé : il y a bien des moments où l'on fait la différence entre l'intérieur et l'extérieur. Mais le reste du temps, le rêve se venge et fait son travail de confusion. On l'aide beaucoup avec tout un dispositif de décoration qui fait pénétrer dans les maisons des éléments du dehors. La lampe de chevet peut être un phare, le tissu peut fleurir, le tableau et la tapisserie introduisent des paysages dans l'intimité, des fenêtres sont signées Manet ou Corot, peu importe que les arbres de la toile de Jouy ne soient pas verts. Le promeneur a pu ramener un galet, un os de seiche, un flotteur, un bois usé et les poser sur la plage d'un buffet.
Parfois le mouvement est inverse, on met dans un jardin un fauteuil qui n'est ni en plastique, ni en rotin. Tapis de hautes herbes, bahuts de pierre, vaisseliers de branches et de feuilles... Le bonheur de rêverie crée un espace où la dimension disparaît comme dans le "musée imaginaire" de Malraux. Les cascades sont des canapés, les hommes des soldats de plomb, les cafetières des châteaux d'eau. On savoure alors la grande compensation. De nos structures mentales et visuelles très limitées, on extrait une infinité de possibles, toutes les métaphores peuvent se nouer, tout devient autre chose"

Michel Besnier 

Texte extrait du très beau livre de Gérald Le Signe et Bruno Alder "La Manche un regard singulier"



Portrait de Gérald le Signe par Franck sur un galet.


dimanche 17 août 2014

Pauline fait sa star dans le Elle Décoration du mois de septembre perchée dans sa cabane imaginée pour elle sous les toits de Paris...

Merci au duo Stephan Julliard et Ian Phillips pour ce reportage.






mercredi 6 août 2014

"La porte ! la porte c'est tout un cosmos de l'Entr'ouvert"



« A la surface de l’être, dans cette région où l’être veut se manifester et veut se cacher, les mouvements de fermeture et d’ouverture sont si nombreux, si souvent inversés, si chargés aussi d’hésitation que nous pourrions conclure par cette formule : l’homme est l’être entr’ouvert.
Alors que de rêveries il faudrait analyser sous cette simple mention : La Porte ! La porte, c’est tout un cosmos de l’Entr’ouvert... Comme tout devient concret dans le monde d’une âme quand un objet, quand une simple porte vient donner les images de l’hésitation, de la tentation, du désir, de la sécurité, du libre accueil, du respect ! On dirait toute sa vie si l’on faisait le récit de toutes les portes qu’on voudrait ouvrir »

La Poétique de l’Espace - Dialectique du dehors et du dedans.

Gaston Bachelard


photo d'Adrien Dirand : un entr'aperçu de la chambre de Lola